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Auteur Dans le cochon...tout est bon!
pallikari
Posté le :
13.12.2007 08:50

Νίκαια / Αθήνα - ΕΛΛΑΣ
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Autre post, autre coutume de Noël...

Aujourd'hui direction la Crète pour tailler le lard dans le cochon! Autrefois en Crète la coutume était pour chaque famille d'élever un cochon dans le but de lui faire un sacré cadeau, à savoir l'abattre la veille de Noël pour le servir le lendemain.
Le surlendemain de Noël les villageois se réunissaient et découpaient la viande de porc pour faire différents mets:

Cà commence avec les saucissons "apakia": le porc est taillé en morceaux et ces morceaux sont fumés. La tête est désossée et la viande ainsi récupérée est bouillie avant d'être mélangée à une préparation spéciale qui sera ensuite incorporée à de la gélatine, le tout devant certainement donner quelque chose de délicieux..

La "siglina": les morceaux de porc fumés dont nous avons causé plus haut sont découpés en petits morceaux, sont cuisinés et mis dans de grands pots, couverts de saindoux. Ce qui est là une façon de conserver la viande plusieurs mois...

Les "omathiès": quand je vous dis que tout est bon dans le cochon ce n'est pas pour rien puisque les intestins eux sont bourrés de riz, de raisins secs et de morceaux de foie...

Les "tsigarithès": ce sont là des morceaux de lard cuisinés avec des épices et dégustés au casse croûte de dix heure avec du pain et des olives...

En résumé nous pouvons dire que le cochon de Noël était une source fondamentale d'alimentation pour pas mal de semaines suivant les fêtes.
Celà étant il faut préciser que ce régime était quand même pauvre et qu'il assurait aux crétois bonne santé et longévité.
Rien n'était gaspillé dans la bestiole, tout était utilisé!
Même la vessie trouvait son utilité puisqu'elle servait de ballon aux enfants après avoir été nettoyée et gonflée...
Un cadeau alors précieux pour les gamins en ce jour de Noël. .

Pour en revenir à la Grèce en général, il est à noter que dans le passé certaines parties du cochon trouvait également utilité en "médecine" puisqu'ils servaient de base à des remèdes maison tandis que d'autres servaient à lire l'avenir!
Ben oui, il se trouvait toujours quelqu'un d'un peu érudit ou ayant un rôle un peu divin qui étudiait et interprétait les entrailles de l'animal. Ce gars là faisait des prédictions concernant l'avenir de choses telles que la maison, la moisson, le temps etc....

Pour finir il faut dire que la coutume de la dinde pour Noël n'est arrivée du Mexique en Europe qu'en 1824; coutume qui est maintenant largement utilisée en Grèce et qui a remplacée l'emploi du cochon, pas complètement cependant...

Pour la petite histoire, il est à noter que les romains sacrifiaient des cochons aux dieux Kronos et Dimitra afin d'avoir de bonnes récoltes.
Ces sacrifices avaient lieu entre le 17 et le 25 décembre qui était la période d'abattage des animaux jusqu'à il y a encore peu.


Voili voilà, quand je vous disais que tout est bon dans le cochon! Sur ce, moi je vais me tailler une tranche de sauciflard...@+!



Helléniquement!
marieffe
Posté le :
13.12.2007 09:21

pessac - France
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Bravo Pallikari ton histoire est très bien ficellée, cochon qui s'en dédit.
Mavros
Posté le :
13.12.2007 10:35

Voukouresti
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Ben oui, c'est pour toutes ses qualités qu'on est copain comme cochon avec Pallikari !
webmaster
Posté le :
13.12.2007 14:13

Bordeaux - France
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En plus, avec une queue en tire-bouchon, on peut même s'ouvrir une bouteille de Retsina avec.

Pallikari et Marieffe, je me permets de passer vos histoires dans le journal. Comme je sais que vous êtes toujours d'accord

Sinon, pour le procès, voir mon avocat : Maître Rigolo
pallikari
Posté le :
13.12.2007 14:31

Νίκαια / Αθήνα - ΕΛΛΑΣ
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Pas de problème en ce qui me concerne Christophe...
giorgos
Posté le :
13.12.2007 15:34

creteil - france
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salut a tous
OUI palikari ton histoire est bien ficelet comme un rotis de porc xaxaxaxaxaxaax

vikos
Posté le :
13.12.2007 16:40

Belfort - France
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"Pour en revenir à la Grèce en général, il est à noter que dans le passé certaines parties du cochon trouvait également utilité en "médecine" puisqu'ils servaient de base à des remèdes maison"

Pourquoi "par le passé" ?
Pour les mains abîmées ( peintres, maçons...) on n'a encore rien trouvé de mieux que la graisse de gourouni.
pallikari
Posté le :
13.12.2007 18:54

Νίκαια / Αθήνα - ΕΛΛΑΣ
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Ben en fait, je n'ai pas voulu pousser le cochonet trop loin! En effet, vu que l'on trouve beaucoup de musulmans sur les chantiers, je pense que çà ne le fait pas trop avec de la graisse de gourounaki sur les mains!
Enfin, je dis çà comme çà moi hein, c'est juste un point de vue...
marieffe
Posté le :
13.12.2007 19:25

pessac - France
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Mais bien sur que tu peux le faire Christophe, nous n'allons pas te jouer un tour de cochon.
Il faut que je me calme, c'est trop fort.
Fillakia.
Telais
Posté le :
13.12.2007 19:37

France - France
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Mon taux de cholesterol vient de monter d'un cran avec toutes ces cochoneries.Demain régime Καλήνυχτα σας παιδια
nicois
Posté le :
13.12.2007 22:42

Nice - france
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BEURK ! JE SUIS UN FANATIQUE VEGETARIEN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Mavros
Posté le :
13.12.2007 23:19

Voukouresti
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Sublissimes tes infos Marieffe. Surtout la trouvaille avec la passoire...ça ce sont des coups du génie populaire, d'une telle simplicité et d'une logique imparable, que chaque fois lorsqu'on aprend un truc on en reste pantois et on se dit: mais oui,c'est tellement évident qu'on se sent tout d'un coup bête parce qu'on n'avait pas pensé avant.

Les fêtes de fin d'année sont riches en superstitions et traditions, qu'elle soient pour nourrir la pense ou l'esprit.
Pallikari nous a bien raconté qu'et-ce qu'il devient le cochon; moi je voulais rajouter 2-3 choses sur le pain, autre élément sacré et qui est inconcevable d'en manquer sur la table grecque, que ce soit on jour ordinaire ou de fête.

Par exemple, dans les campagnes où ils existent encore de bons fours en brique pour la boulangerie, le boulanger ou la maîtresse de la maison, selon le cas, avant de mettre les pains au four impriment la trace de leur paume dans la pâte, pour montrer aux enfant que c'est Jésus qui a béni le pain pour ces jours sacrés.

Ils fabriquent aussi des petits pains spéciaux, en forme de moutons ou vache, qui sont mis dans la nourriture des animaux par la fille aînée de la famille pour les bénir, qu'ils restent en bonne santé et qu'ils donnent beaucoup de lait.
Chez les grecs d'origine de la région de Smyrne existe encore la tradition d'imprimer sur les pains et autres patisseries le symbôle du Byzance, l'aigle bicéphale.

Les Melomakaronas gorgés de miel et les Kourabiedes couverts de flocons de sucre donnent l'occasion à la chasse de la pièce de monnaie cachée dedans, car l'heureux gagnant aura une bonne année en perspective.

En Macedoine,le gâteau de Noël trône au beau milieu de la table jusqu'à l'Epiphanie,il est décoré d'un rameau d'olivier et entouré de pommes, noix et oranges. La maîtresse de la maison prononce une formule traditionelle (traduction + ou - précise): "Voici la table de la FEMME, la table de Marie (Panaghia), Jésus est né et le monde entièr se réjouit".

Aleluïa!
Mavros
Posté le :
13.12.2007 23:22

Voukouresti
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Zut, fallait poster à côté sur le sujet de Marieffe, mais bon , on se comprend j'espere...
marieffe
Posté le :
14.12.2007 12:37

pessac - France
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j'ai trouvé l'histoire des passoires très drôle et du coup je vais en acheter plusieurs et les offrir à mes petits enfants en leur racontant l'histoire, je suis sure qu'ils vont aimer ça.Tant qu'ils compterons les trous nous serons au calme ouf!!!.ahah
Amusez vous et amusez vous encore avec toutes ces histoires c'est tellement sympas. Bon WE à tous et plein de gros fillias.
Mavros
Posté le :
17.12.2007 01:59

Voukouresti
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Puisque Pallikari a ouvert un « gros » sujet en parlant du cochon et que Marieffe à lancé le débat sur les traditions, j’aimerais ajouter aussi quelques lignes, végétariens s’abstenir de la lecture.

Quelques jours avant Noël, souvent le 20 décembre, c’est le rituel du sacrifice du cochon. Ce n’est pas un acte banal, loin de là, car de nombreux ethnologues et anthropologues se sont occupé sur le sujet du sacrifice animalier : G. Frazer, M.Taylor, W.Mannhardt, Cl.Levi-Strauss, M.Auss, E. Durkheim, C. Kluckholm.
Le sacrifice rituel d’un animal marque le passage du temps profane (quotidien) au temps sacré (de fêtes), purifie et donne une touche solennelle au temps et crée surtout un cadre spirituel pour faciliter le contact entre le monde réel et le monde imaginaire, afin de capter la bienveillance des divinités et leurs forces bénéfiques. Ce sacrifice était présent chez les grecques, les romains, les thraces, les celtes, les égyptiens, les perses, les hindous, dans les religions polythéistes et à la fois dans les 3 grandes religions monothéistes.

Au delà des raisons strictement utilitaires, le cochon est considéré dans les cultures anciennes cultures comme un animal sacré, emblématique pour des dieux comme Osiris (dieu du monde végétal et animal chez les égyptiens), Demeter et Persephona (dieux « agraires » chez les grecs), Céres (déesse romaine du blé). Le cochon était sacrifié de manière rituelle en l’honneur de ces dieux dans des cérémonies publiques de grande ampleur, suivies par des grands repas publics où les gens consommaient des quantités importantes non seulement par appétit, mais surtout par la conviction qu’ils seront purifiés et qu’ils hériteront la force de l’animal sacrifié.
J. G.Frazer soutient avec des arguments convaincants sa théorie, qui affirme que le cochon est un très vieil esprit dans le folklore agraire du continent européen. Il suppose que le cochon est une réincarnation du dieu Adonis, dieu grec qui symbolise la mort et la renaissance cyclique de la végétation. Une version de la légende du dieu Adonis rappelle la jalousie du dieu de la guerre Ares, qui a brutalement effrayé un sanglier afin qu’il déchire et tue Adonis. Par la suite, les adorateurs de celui-ci, ont commencé à sacrifier de manière cyclique et rituelle un cochon qu’ils mangeaient à l’occasion de banquets publics.

Une fois de plus, les chrétiens ont adopté les rites dits païens (préchrétiens) et ont accepté le rituel du sacrifice du cochon comme faisant partie intégrante de la période qui prépare la grande fête religieuse qui est la Nativité. Il ne faut pas oublier qu’à fin décembre (autour de 21 à 25, dans les calendriers anciens), le Noël en version préchrétienne c’était au fait le jour du début d’un cycle de 12 jours de fêtes, qui accompagnent le passage de l’an ancien au nouvel an, une période de renaissance et renouveau du temps astronomique. Dans cette période de 12 jours, le paysan a fini un cycle biologique-agraire et se prépare pour le suivant, à l’aide de divers actes rituels aux vertus porteurs de chance et apotropaïques (de purification et guérison). Dans cette perspective, le sacrifice du cochon c’est une offrande adressée aux forces suprêmes, comme remerciement pour la récolte obtenue et pour celle à venir.

Le sacrifice ne se faisait pas au hasard : très tôt le matin, car c’est le temps propice pour beaucoup de pratiques rituelles, à la fin d’une nuit de pleine lune et si possible qu’il fasse froid et humide. Tout d’abord l’endroit est délimité par une ligne ou cercle, (comme chez les romains qui délimitaient un cercle magique autour de l’autel). Ensuite, il ya toute un enchaînement de gestes et formules : l’animal est aspergé d’eau bénie et couché par terre avec la tête vers l‘est (le lever du soleil). Une fois tué et nettoyé, sur le front est incisée une croix sur laquelle on met du sel - comme symbole de pureté et protection de la maison - et on déclame une formule rituelle qui, généralement, demande le pardon et l’aide au Dieu, pour que le brave paysan et sa famille puissent se réjouir du cochon en toute bonne santé.

Chez les orthodoxes, le pope détient bien entendu un rôle important, car il apporte au profane une touche de sacré, mélange dont on ne peut pas se passer si on veut garder toute la force et la richesse des traditions ancestrales. Son rôle, par le service religieux célébré dans chaque ferme qui se respecte, est de valider en quelque sorte l’acte sacrificiel et de transférer vers un contexte sacré la chair et le repas qui s’ensuit. La tradition populaire veut qu’il soit récompensé par le valeureux paysan avec une partie importante du cochon : la peau ou la langue ; on ne peut pas oublier que dans l’antiquité grecque, pour les sacrifices faits au nom d Hermès, le prêtre recevait la langue de l’animal comme métaphore de la communication, symbole de la fonction du prêtre de lien et communication avec les divinités

Un importante signification rituelle est détenue aussi par le sang de l’animal. Les anthropologues ont relevé la valeur spirituelle et régénératrice du sang, le lien entre humain et divinité et la continuation du profane dans le sacré. Le rôle du sang, identifié à la vie, s’exprime dans la croyance populaire comme le lien entre humains et divinités, mais aussi entre les participants au repas, pendant qu’ils consomment la chair de l’animal sacrifié.

Enfin, le rituel du sacrifice du cochon est clôture par le repas commun, comme forme de communion alimentaire qui constitue au fait le final de tout sacrifice animal, s’il était réputé comme comestible bien évidemment. A l’époque, la simple connotation alimentaire était largement dépassée, car le repas se déroulait en silence, dans une atmosphère solennelle, durant lequel les participants réalisaient d’abord une communion spirituelle avec l’acte sacrificiel auquel ils ont pris part.
De nos jours, bien qu’une partie de ces traditions est encore conservée par ci par là, le repas se déroule plutôt dans la joie et la bonne humeur, avec fort appui de vin et eau de vie pour bien digérer, le tout accompagné de vives discutions et bonnes blagues improvisées sur l’animal en question, ou sur son heureux et généreux propriétaire.

Bon appétit !

webmaster
Posté le :
17.12.2007 07:15

Bordeaux - France
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Merci Mavros pour ce texte très intéressant. Je l'ai fait paraître dans le journal
irene
Posté le :
17.12.2007 13:00

St Pierre les Nemours - France
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Maarros commed'habitude ton article est particulièremennnt interessant.

Quand tu dis:

"Une fois de plus, les chrétiens ont adopté les rites dits païens (préchrétiens) et ont accepté le rituel du sacrifice du cochon comme faisant partie intégrante de la période qui prépare la grande fête religieuse qui est la Nativité. Il ne faut pas oublier qu’à fin décembre (autour de 21 à 25, dans les calendriers anciens), le Noël en version préchrétienne c’était au fait le jour du début d’un cycle de 12 jours de fêtes, qui accompagnent le passage de l’an ancien au nouvel an, une période de renaissance et renouveau du temps astronomique. Dans cette période de 12 jours, le paysan a fini un cycle biologique-agraire et se prépare pour le suivant, à l’aide de divers actes rituels aux vertus porteurs de chance et apotropaïques (de purification et guérison). Dans cette perspective, le sacrifice du cochon c’est une offrande adressée aux forces suprêmes, comme remerciement pour la récolte obtenue et pour celle à venir."

Cette fameuse période de douze jours pour passer de Noël au jour de l'an est-elle l'explication du nouvel an grégorien qui se fête en orthodoxie 6russevers le 3 ou 4 janvier alors que les orthodoxes grecs ont adopté le calendrier Julien où le nouvel an se situe une semaine après Noël?
Amicalement
kazet
Posté le :
17.12.2007 16:43

ste marie - martinique
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en martinique aussi pour noel, la viande traditionelle est le cochon, on en fait du boudin, des pâtés salés, et du ragout...vous voyez tout est bon dans cet animal, ah j'oubliais ici on mange également les queues et groins conservés dans la saumure !!
webmaster
Posté le :
17.12.2007 17:42

Bordeaux - France
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C'est Niçois qui va être content d'entendre ça !
Il est végétarien
marieffe
Posté le :
17.12.2007 20:06

pessac - France
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Pauvre Niçois il doit attraper une indisgestion avec toute cette cochonaille que nous lui faisons ingurgiter depuis plusieurs jours. .
Ton article et très bien irène et celui de Maître Mavros grandiose.
Mavros
Posté le :
18.12.2007 02:04

Voukouresti
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Merci à Hristaki pour le journal de la Grèce et pour vos réactions.

Pour répondre à ta question Irène; au fait toi tu parles de la différence de 11 jours (pas 12) entre le calendrier julien et grégorien. Or dans le cas que j'ai présenté, il s'agit plutôt d'un cycle de 12 jours de fête, tout comme n'importe quel autre cycle, qui peut compter un nombre variable de jours et peut se dérouler dans n'importe quel autre période de l'année.( par exemple les Saturnales chez les romains, fêtes en l'honneur du dieu Saturne, se déroulaient tjrs sur 3 jours, à la mi-décembre).

Pour retourner à notre histoire, nous nous retrouvons de nouveau dans le cas classique lorsque nos ancêtres, pour marquer le début d'une periode plus longue de l'année, hésitaient entre le calendrier civil (par ex.le nouvel an qui commence plus au moins début janvier) ou astronomique, (le nouvel an agraire et pastoral, qui commence en printemps, car dépendent des saisons et des cycles de végétation).

Il ne faut pas oublier que la foi chrétienne est basée sur des pratiques qui se sont développés librement (rites, céremonies, fêtes, offrandes, etc etc), mais aussi sur une doctrine qui est venue mettre de l'ordre dans ce pratiques (lois, textes, êpitres,evangiles au autres écrits apocryphes ou pas), dont certains ont été repris, traduits, adaptés et constituent ce qu'on peut communement appeler la Bible.

Pour Noël par exemple, la Bible ne donne pas la date exacte de la naissance de Jésus. C'est au 4è siècle, lorsque l'empereur Constantin, qui était à l'époque aussi l'autorité religieuse suprême, a décidé de faïre coincider la fête païenne du solstice d'hiver (normalement le 21-22 décembre selon l'année) et la venue de Jésus ce jour-là (normalement le 24-25 décembre).

Si l'on veut, on peut dire sans peur d'exagérer, que Noël c'est une des plus grandes fêtes païennes et chrétiennes à la fois. L'église en tant qu'institution, pour renforcer son assise auprès des croyants, a du faire pas mal de concessions et attirer les paiëns ou ceux qui hésitaient encore à se convertir au christianisme, par toute sorte d'aménagements et subterfuges. Elle a su "enrober" un tas de traditions folkloriques païennes d'un manteau de respectabillité, donnée par la foi chrétienne et sa gardienne: la doctrine.

Je ne vous apprend rien de nouveau lorsque je vous invite à vous rapeller combien de divers autels, sites et autres monuments à caractère sacré de l'antiquité grecque, romaine et égyptienne ont échappés à la destruction, parce qu'ils ont été tout simplément récupérés et transformes par l'Eglise (en tant qu'institution) en églises (en tant que lieux de culte).
Kyrie eleïson !

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