Forum Grece et petites annonces
Forum : Autour d’un Ouzo

Répondre au sujet | Messages privés | Retour au forum

Auteur on "révise" la royauté, la Grande Idée,l'enosis
jackv
Posté le :
12.11.2009 07:40

aulnay sous bois - france
Hors ligne
bonjour suite des épisodes précédents..et cela a t il une fin ???

OTHON
6 févier 1828 le roi Othon débarque à Nauplie C’était la première fois de sa vie qu'il mettait le pied en Grèce continentale.
Il était accompagné de :
4 000 soldats bavarois,
D’un Conseil de Régence (il était mineur 18 ans) bavarois Ludwig vonArmansperg,Maurer,Heideck et commença alors la période de la xénocratie. Ce chef de gouvernement Bavarois, est particulièrement détesté.

Sur l’emprunt de 66 000 000 dr, 12 000 comme prévu sont donnés à la Turquie. Le président de la régence reçoit 135 000 dr par an et chaque autres régents 35 000 chacun, la liste civile du roi est fixée à 800 000. Dans l’église le métropolitain reçoit 6 000dr, l’archevêque 5 000dr, l’évêque 4 000dr.
Juillet 1833 l’église grecque n’est plus soumise au patriarche de Constantinople, dépendant du sultan et de la Russie
1834 le Pirée abrite le site du nouveau port d'Athènes

Un complot est tramé par Colocotronis, son fils, Grivas Kolliopoulos.., arrêtés ils sont condamnés à mort puis la peine est commuée en 20 ans de détentions.

1836 A la majorité d’Othon les 2/3 de l’emprunt sont dissipés. Il gouverne de façon autoritaire, instaurant une monarchie absolue de droit divin, et refusant d'accorder la constitution promise.
Le pays est malgré tout modernisé : organisation de l'administration, de la justice, d'une armée régulière, de l'Église et de l'enseignement .L’enseignement public est de loin la création la plus remarquable. Écoles de jeune filles, et en 1837 premières universités de Grèce .

à suivre comme dans "gala" le mariage du roi...
jackv
Posté le :
13.11.2009 10:57

aulnay sous bois - france
Hors ligne
Il part en Allemagne épouser la princesse Amélie.

De retour il transporte le siège du gouvernement à Athènes ou il crée une court et fait construire un palais.
1er architecte un bavarois M klenze, mais le roi mécontent de l’emplacement du palais change d’architecte un autre bavarois Guertner.14 000 000dr pour le palais style « caserne » 4 000 000dr pour le meubler
Cette politique était facilitée par les prêts nombreux et importants que les Puissances Protectrices accordaient à la Grèce. Ces prêts, ainsi que l'intervention directe des Ambassades dans la vie politique (création de partis politiques dits parti français, parti anglais ou parti russe), faisaient que la Grèce était surtout gouvernée depuis Londres, Paris ou Saint-Pétersbourg.
La Russie cherchait à utiliser la Grèce dans sa tentative de démantèlement de l'Empire ottoman (visant à garantir à la Russie un accès aux mers chaudes), alors que le Royaume-Uni voulait maintenir l'intégrité de celui-ci (au moins jusqu'au moment où il serait prêt à le remplacer).

En 1837 le roi pris enfin un ministre national M Zographos.
On découvre une conspiration tramée par les Philorthodoxes (société soudoyée par les agents de tsar) qui pour défendre l’église grecque lui propose de la placer sous la tutelle de la Russie.
1839 – 1841 participation à la guerre turco - égyptienne
La Grèce combat la Turquie aux cotées aux côtés de Mehmet Ali, le Pacha d'Egypte, celui ci voulant se séparer définitivement d'Istanbul. Les dépenses militaires ruinent littéralement le pays, les grecs sortent de cette guerre encore plus ruinés. (Traité de Londres le 27 novembre 1840)
La Grèce met au service de l’insurrection crétoise de Candie son arsenal de Paros.

Les 3 puissances remettent une note au roi, pour exiger qu’il paye les intérêts et l’amortissement des emprunts, qu’il trouve des sources de revenu plus productive pour l’état.
L’emprunt de 1833 contracté avec la maison Rotschild 66 000 000 et celui après du roi de Bavière 1 529 333 florins. Les intérêts des deux emprunts s’élèvent à 4 000 000dr et 500 000dr ce n’est qu’à partir de 1851 que la Grèce à un budget régulièrement voté .Les recettes foncières et le droit d’usufruit (la moitié des revenus du royaume) sont acquittés en nature, on comprend l’ampleur des fraudes et de la spéculation lors de la vente des produits en nature.

1843 une insurrection éclate à Athènes (général Dimitrios Kallergis avec la complicité des troupes) le roi nomme comme président M Metaxas (dévoué aux russes) et décrète la convocation d’une assemblée nationale pour faire une constitution et renvoyer les services allemands
jackv
Posté le :
15.11.2009 10:13

aulnay sous bois - france
Hors ligne
D’après le dernier recensement de la Turquie les hellènes de l’empire ottoman sont évalués à 2 000 000d’âmes, ceux du royaume en 1847 à 900 000 âmes. Pour la population, le royaume est donc au-dessous des petites principautés tributaires de la Turquie, comme la Serbie, la Moldavie, la Valachie.

L’Angleterre n’avait jamais vu d’un très bon œil l’établissement de la nationalité hellénique, normal quand on c’est emparé des iles Ioniennes et quand on prétend à la souveraineté maritime de plus la politique anglaise n’a jamais été enthousiaste et sentimentale.
1850 deux frégates anglaises entrent dans le port du Pirée. Elles réclament des indemnités de 80 000dr, 2 000dr, 2 000£,500£ pour divers dommages sur des bâtiments de citoyens Anglais en Grèce ( Finlay,Parifico) et la session des iles de Servi et Sapienza.
Médiation Française et russe, pendant ce temps l’amiral anglais capture un vapeur grec, l’Othon et bloque le Pirée. Le ministre spécial français le Baron Gros règle le différent. L'Angleterre ayant voulu répondre aux provocations du tsar à la Turquie par des provocations analogues en Grèce.

Affaire de la succession au trône. Le 20 /11 /1852 un traité est signé à Londres qui stipule que « tous successeurs à la couronne de Grèce doit professer la religion de l’église orthodoxe orientale »

Entre 1854 et 1857 le Royaume-Uni, cette fois accompagné de la flotte française procéda à un nouveau blocus, à cause de la politique extérieure (Guerre de Crimée 1854-1855) et des dettes de la Grèce, jusqu'à la mise en place d'une commission de contrôle des finances du Royaume.
On va remettre encore une fois comme il y a 40 ans les destinées du monde au sort des batailles. C’est toujours l’empire ottoman le vieux point de mire de l’ambition moscovite, mais la Turquie aux mains du tsar, c’est l’Europe aux pieds de Nicolas.

Le roi est un ardent partisan de la « Grande Idée » : reprendre tous les territoires historiquement grecs à l'Empire ottoman, en allant jusqu'à la reconquête définitive de Constantinople.

La Turquie n’attendait du gouvernement grec, à défaut de reconnaissance que le respect des droits mutuels, des traités, et le maintien des relations régulières qui doivent exister entre deux nations limitrophes.
Au milieu de cette agitation la Grèce lève le drapeau de la révolte contre l’empire ottoman.car elle nourrit une inimitié séculaire contre la Turquie. Mais cette Grèce qui se lève sur la foi de la Russie, qui accepte son or se armes, connaît elle la puissance Moscovite ? On voit aussi que l’insurrection grecque était une émanation directe du parti russe. L’or de la Russie se répandait d’un bout de la Grèce à l’autre et réveillait les foyers de trouble. L’insurrection grecque était impolitique, imprudente, injuste, contraire à tous les traités. La royauté encourageait la désertion des militaires pour qu’ils rejoignent l’insurrection en Thessalie et en Epire. Le lieutenant Karaïskaky se jette à main armée sur le territoire turc.

La presse Européenne, avec beaucoup de justesse, s’étonne du comportement de la Grèce, on peut lire :
« La Grèce en se jetant dans cette échauffourée de l’Epire a cédé à ce mauvais génie qui pousse en avant les peuples et les force à marcher droit vers l’abime. Ce peule si nouveau dans la civilisation européenne ne peut il pas vivre tranquille dans la calme d’un progrès pacifique et à l’ombre des ses institutions ? Ce qui perd la race grecque moderne et met sans cesse en question son gouvernement, sa nationalité c’est cette immense présomption qui la dévore, cette confiance aveugle dans sa force et sa puissance…. Les grecs jouissent de tous les privilèges qui sont accordés en Turquie à tous les négociants d’Europe, on leur fait des concessions que l’on ne ferait pas à d’autres bien que leurs gouvernements, refusent d’établir un traité de commerce. 50 000 grecs vivent à Constantinople et a Smyrne ; ils font partie de corporations que les lois de la grande porte réprouvent l’autorité turque serait en droit de les détruire.ils travaillent sans payer d’impôts ; quelques uns ont amassé de grands biens sans être inquiété …pour prix de cette hospitalité si large de la Turquie et qui devrait inspirer un peu de gratitude et d’attachement pour le pays qui leur accorde, il n’y a pas de calomnies que les grecs ne se plaisent à débiter contre le gouvernement turc…on sait avec quel appareil et quel bruit des troupes ont été envoyés sur les lieux, l’Epire et la Thessalie n’ avaient aucun motif réel de se révolter contre la Turquie.. »
Les familles grecques n’échappent pas plus que les familles turques aux violences des insurgés.Les grecs eux même sont parfois obligés de repousser les insurgés
jackv
Posté le :
15.11.2009 10:22

aulnay sous bois - france
Hors ligne
précisions sur les sources

mes textes sont inspirés de:
la Grèce contemporaine : de E about 1854
la gréce et ses insurrections :E texier 1855
la gréce d'aujourd'hui :g. Deschamps 1907
j j ampére la revue des deux mondes 1853
wikipédia
webmaster
Posté le :
15.11.2009 10:42

Bordeaux - France
Hors ligne
Merci pour ces précisions Jack. Quand c'est possible, mets un lien vers tes sources STP.
jackv
Posté le :
15.11.2009 19:04

aulnay sous bois - france
Hors ligne
bonsoir, il n'y a pas de lien à ma bibliothèque...elle est en bois..
webmaster
Posté le :
15.11.2009 21:59

Bordeaux - France
Hors ligne
Dans 15 ans, nos enfants diront :
En bois ? C'est quoi une bibliothèque en bois ?
jackv
Posté le :
16.11.2009 07:36

aulnay sous bois - france
Hors ligne
bonjour
crois tu...? le bois le papier c'est 100% recyclable, c'est une énergie durable(de lapin)..
c'est l'avenir que l'on a devant nous et on l'aura dans le dos chaque fois que l'on fera demi tour!
jackv
Posté le :
16.11.2009 09:56

aulnay sous bois - france
Hors ligne
et quelques nouvelles de plus

Guerre de Crimée 1854-1855
La guerre de Crimée semble avoir pour origine un conflit bien dérisoire : la querelle des moines opposant Français et Russes pour la protection des Lieux saints. Ce n'est en fait que le prétexte exploité par le tsar afin d’imposer sa domination sur un Empire ottoman qui semble à sa merci. le tsar Nicolas Ier, qui règne depuis 1825, souhaite s’installer à Constantinople pour accéder aux détroits du Bosphore et des Dardanelles. De plus, et c'est évidemment important pour légitimer ses visées, il entend protéger les communautés chrétienne et orthodoxe de l'Empire ottoman et occupe la Moldavie et la Valachie. Il semble à la Grèce qu’elle n’a qu’a tendre la main à la Russie pour obtenir sa « résurrection définitive »

En février 1854, la France et la Grande-Bretagne demandent à la Russie de quitter ces deux principautés Au moment ou les puissances alliées conseillent à la Turquie d’ajourner encore la guerre, les canons moscovites bombardent la flotte ottomane dans les eaux de Sinope.
Le 27 mars 1854 indignement jouées par la Russie, sans réponse, les nations française et britannique lui déclarent la guerre. Loin du prétexte religieux, la raison du conflit est d'empêcher la Russie de profiter de la faiblesse de l'Empire ottoman pour s'assurer le contrôle des détroits du Bosphore et des Dardanelles et de contrôler ainsi le commerce maritime entre les mers Noire et Méditerranée.

Du 25 au 30 avril, l’insurrection grecque était réduite à quelques districts. Le 7 mai échec des insurgés en Epire. Des combats ont lieu à Armiro et à Volos), ils mettent fin à l’insurrection en Thessalie.
9 mai la France et l’Angleterre remettent un ultimatum au gouvernement grec pour qu’il accepte de se retirer.
La Gréce reconnaissait que les enrôlements été faits sous l’influence du parti russe et que le ministre de la guerre M Soutzo était affilié au parti Russe.

On peut lire dans la presse française : « on connaît les graves sujet de mécontentement que l’attitude du gouvernement grec et son évidente participation aux troubles ont donnés à la France et à l’Angleterre…..aucun avertissement n’a manqué au cabinet d’Athènes, qui s’est fatalement obstiné à ne tenir compte ni des devoirs de reconnaissance envers nous ni des intérêts du pays qu’il gouverne...L’insurrection était vaincue par les troupes ottomanes et condamné par le bon sens de la population... »

Le général Forey prend possession du Pirée avec une troupe franco anglaise, il indique : « La France et L’Angleterre ne déclarent pas la guerre à la Grèce, elles veulent soustraire le gouvernement hellénique à la funeste influence à laquelle il à cédé et lui offrir une planche de salut »
Le mécontentement généré par la politique royale grandit à nouveau. On lui reproche de ne s'être toujours pas converti à l'orthodoxie,d’avoir choisit aussi le camp de l'Autriche contre l'unification italienne (1859-1860).
février 1861, un étudiant Aristeidis Dosios tenta d'assassiner la reine Amalia
octobre 1862, un coup d'État eut lieu à Athènes alors que les souverains étaient en visite royale dans le Péloponnèse., durent fuir la Grèce à bord d'un navire de guerre britannique.

En mars1863, l'Assemblée nationale élit un nouveau roi en la personne du prince Guillaume du Danemark, qui régnera sous le nom de Georges Ier. En compensation, le Royaume-Uni rétrocéda les Îles ioniennes à la Grèce.

webmaster
Posté le :
16.11.2009 10:13

Bordeaux - France
Hors ligne
jackv a dit :

c'est l'avenir que l'on a devant nous et on l'aura dans le dos chaque fois que l'on fera demi tour!



Pierre Dac
jackv
Posté le :
16.11.2009 12:27

aulnay sous bois - france
Hors ligne
c'est beau la culture...

le territoire grec ala fin de cette periode
jackv
Posté le :
17.11.2009 12:38

aulnay sous bois - france
Hors ligne
GEORGES A

30 octobre 1863 le peuple grec reçoit son roi lorsqu’il arrive à Athènes.
Contrairement au roi Othon Ier, Guillaume n’est pas élu « roi de Grèce » mais seulement « roi des Hellènes » : c’est là la marque du refus de ses sujets d’être à nouveau dirigés par un souverain despotique. C'est aussi, en un sens, une affirmation qu'il règne sur tous les Grecs, même ceux qui vivent en dehors du royaume de Grèce

2 juin 1864 , Georges Ier se rend dans l'archipel nouvellement acquis et l'intègre au royaume hellène. Mais il mécontente rapidement la population locale par ses mesures vis à vis de l’université et de l’église ioniennes

28 novembre 1864, le roi prête serment de défendre la nouvelle constitution qui donne le jour à une monarchie constitutionnelle avec un parlement monocaméral (la Vouli) élu au suffrage masculin
En 1866 un de ses derniers actes symboliques du roi Othon de Grèce en exile fut d'envoyer un soutien financier aux Crétois révoltés. Il meurt en 1867

De 1866-1869 révolte crétoise, pendant laquelle le prince de Galles fait pression sur le ministre britannique des Affaires étrangères, Edward Stanley, comte de Derby, pour qu’il intervienne en faveur des Grecs contre l’Empire ottoman. Cependant, les « Grandes puissances » refusent de soutenir les irrédentistes hellènes et les Turcs écrasent la rébellion dans le sang.

La vie politique sous Georges Ier resta pratiquement la même que durant le règne d'Othon. Le roi se rend presque tous les ans à Aix les Bains pour y prendre les eaux mais également pour y rencontrer ses maîtresses. Le roi Georges Ier des Grecs, ses enfants sont élevés dans la religion orthodoxe. Ils apprennent aussi le grec, mais l'anglais reste la langue principale dans les relations familiales. Avec leurs précepteurs occidentaux, les enfants princiers apprennent aussi le français, l'allemand et le danois.

2 Juillet 1881 Convention avec la Grèce relative à la rectification des frontières Turco-Grecques. Application de la Convention conclue le 24 Mai 1881 entre la Sublime Porte et les Représentants des Puissances cosignataires du Traité de Berlin,

Le Premier ministre Trikoupis réussit à former un gouvernement le 15 Mars 1882 qui dura plus de trois ans. Il suivi une politique de retranchement derrière les frontières du petit État grec. (Trikoupis envisageait la construction d'un pont pour relier les villes de Rion et Antirion par delà le golfe de Corinthe. Mais le pont nécessitait des fonds et des techniques bien supérieures à ceux de l'époque ; (la construction commença plus d'un siècle après. Il fut officiellement appelé Pont Charilaos Trikoupis en son honneur, lors de son inauguration en 2004.)

1885, la Bulgarie se révolte contre l’occupant ottoman et se déclare indépendante.

Au même moment, Deligiannis remporte les élections contre Trikoupis. Il déclare à cette occasion que, si le peuple bulgare a pu s’opposer au Traité de Berlin, alors les Grecs devraient faire de même.

Theodoros Deligiannis, chef du Parti nationaliste, cherche à enflammer le sentiment turcophobe de la population grecque. Il mobilise donc l’armée hellène

La Royal Navy organise un blocus contre la Grèce
Deligiannis est forcé de démobiliser l’armée et Trikoupis redevient Premier ministre.

Entre 1882 et 1897, les deux hommes alternent à la tête du gouvernement grec

Canal de Corinthe et Jeux olympiques d'été de 1896.
La Grèce est de plus en plus prospère et prend peu à peu conscience de son importance sur l’échiquier européen.

1893, le canal de Corinthe est creusé par une compagnie française, ce qui permet de réduire considérablement le voyage par mer de l’Adriatique au Pirée.

1896, les Jeux olympiques sont recréés à l’initiative du baron Pierre de Coubertin et la cérémonie d’ouverture des Jeux est présidée par le roi Georges A
jackv
Posté le :
18.11.2009 10:01

aulnay sous bois - france
Hors ligne
Guerre gréco-turque (1897) et Révolte crétoise de 1897-1898.« Guerre de Trente Jours ».

Elle opposa la Grèce de Georges Ier et l'Empire ottoman du Sultan Abdülhamid II.
L'origine cette guerre se trouve dans les revendications irrédentistes de la Grèce dans le cadre de la Grande Idée. Le déclenchement est lié aux révoltes des crétois.
La « Grande Idée » (Megáli Idéa) est la volonté de réunir toutes les populations grecques dans l'État grec. Le but final était la reconquête de la capitale historique et de l'orthodoxie : Constantinople)
(L’irrédentisme est une doctrine politique énoncée en 1870 par des nationalistes italiens qui revendiquaient l'annexion de l'ensemble des territoires de langue italienne ou supposés comme tels.) L'irrédentisme fut récupéré par le régime fasciste et ses projets d'annexion.

Par extension, le terme qualifie l'attitude politique nationaliste qui considère comme souhaitable l'annexion de certains territoires appartenant à un ou plusieurs autre(s) État(s) et ayant autrefois fait partie de leur État, ou dont la population est considérée par ces nationalistes comme ethniquement ou linguistiquement apparentée à la population majoritaire du dit État, ou encore comme devant « légitimement » y être rattaché.

1896, en Crête une nouvelle insurrection contre la domination ottomane eut lieu (turque depuis 1669).
Dans le but de réaliser l'enosis, mais aussi de détourner son opinion publique des problèmes économiques et politiques internes.

Le 21 janvier 1897 une armée et une flotte débarquent en Crête puis ils doivent se replier sous la pression de la Grande-Bretagne et de l'Empire allemand. Les Grecs refusent l’offre ottomane de donner à l’île une administration autonome, comme auparavant, les grandes puissances s’opposent à l’expansion territoriale grecque .
Le 25 février 1897, la Crête est placée sous administration autonome. Londres, Paris et Saint-Pétersbourg ordonnent par ailleurs aux armées turque et grecque de se retirer
Empire ottoman obtempère, le Premier ministre grec refuse et envoie 1 400 soldats en Crête.

5 avril 1897 la Grèce tenta de s'emparer de territoires ottomans en Épire et en Macédoine.
Dans la partie ottomane de la Thessalie, autour de 60 000 hommes, sous le commandement d'Ethem Pacha. Les forces grecques, commandées par le prince Constantin, s'élevaient à 46 000 hommes.

Le seul avantage grec était que sa marine avait la maîtrise des mers.
La guerre fut terrestre. La première rencontre eut lieu à Mati. Les Grecs vaincus, se replièrent au delà de Larissa

Le 17 mai 97, ils se réorganisèrent aux environs de Pharsale à Dhomokos, avant de contre-attaquer. Mais l'armée grecque, affaiblie par la première défaite, fut battue à nouveau, et les Turcs s'enfoncèrent profondément en territoire grec, atteignant même le col de Furca (au nord de Lamia) et occupant la majeure partie de la Thessalie grecque.

En Épire, 15 000 Grecs affrontaient 30 000 Turcs commandés par Ahmet Hıfzı Pacha.
Le 18 avril 97, les Ottomans bombardèrent la forteresse d'Arta sans pouvoir la prendre. Ils se replièrent sur Filippiáda où ils creusèrent des tranchées qui résistèrent à la contre-attaque grecque. L'armée grecque se replia le 15 mai après avoir subi de lourdes pertes.

Le 20 mai 97, sous la pression occidentale, le cessez-le-feu est proposé au Sultan, cela sauva la Grèce.
Elle devient alors connue sous le nom humiliant de « Guerre de Trente jours »
jackv
Posté le :
18.11.2009 12:11

aulnay sous bois - france
Hors ligne
l'ancien parlement à Athènes...rue Vouli





il parait que l'on peut louer la salle...si le WM veut réunir les participants Du forum ??
jackv
Posté le :
19.11.2009 17:10

aulnay sous bois - france
Hors ligne
Le 20 septembre 97 une paix est imposée par les grandes puissances. L'Empire ottoman obtint des cols stratégiques le long de la frontière de Thessalie et une forte indemnité de guerre (94,3 millions de Francs-or) la Grèce déjà en faillite ne put payer qu'avec l'aide des Occidentaux, dont elle devint ainsi encore plus dépendante.

Grâce à l’intervention du prince de Galles et du tsar, les conséquences de la défaite sont considérablement atténuées pour la Grèce.

Constantin est considéré comme le principal responsable de la défaite et une partie de l'opinion publique demande à ce qu'il soit jugé en cour martiale
La joie avec laquelle les sujets de Georges Ier ont accueilli le début de la guerre se transforme en rancune contre le souverain après la défaite. L’opposition contre lui est d’ailleurs si forte qu'il pense un moment abdiquer.

Le 14 février 1898, a lieu une tentative d’assassinat contre le monarque et celui-ci se conduit si bravement pendant l’événement que le peuple hellène lui rend immédiatement son estime.(tentative réelle, coup monté ??)

En Crête, l’agitation continue et le vice-consul britannique est assassiné. Les grandes puissances proposent alors de faire du prince Georges le gouverneur de l’île sous la suzeraineté du Sultan, ce qui place de facto la Crête sous domination grecque, avec cependant un statut d'autonomie.

Les relations cordiales du roi avec son beau-frère Edouard VII du Royaume-Uni se poursuivent, cela explique le soutien qu’apporte la Grande-Bretagne au prince Georges dans ses fonctions de Haut-commissaire en Crête.

En 1906 ce dernier abandonne cependant son poste, après que le leader de l’assemblée de l’île, Venizélos, ait fait campagne contre lui.

1908 les soutiens à Venizélos deviennent encore plus nombreux après la Révolution des Jeunes-Turcs
Le 8 octobre 1908, l’Assemblée crétoise vote une résolution en faveur de l’union de l’île à la Grèce, malgré les réserves du gouvernement hellène et les objections des grandes puissances.

mai 1909, un groupe d’officiers grecs forme une ligue militaire, la Stratiotikos Syndesmos, il réclame la réorganisation de l'armée et de la marine.
Le 28 août, la ligue organise un coup d’État connu sous le nom de « coup de Goudi » mais le roi soutient le Parlement légalement élu. Les militaires font pression sur le roi pour que les membres de la famille royale soient démis de leurs fonctions dans l'armée.
Les princes démissionnent d’eux-mêmes en septembre et quittent, momentanément, leur pays.

décembre 1909, le colonel Zorbás, chef de la Ligue militaire, demande au roi d’être nommé à la tête du gouvernement à la place du Premier ministre .Georges Ier refuse mais le gouvernement doit engager des réformes qui vont dans le sens des militaires

La Stratiotikos Syndesmos rejoint Venizélos et les forces qui demandent à l’Assemblée nationale de réviser la constitution. De nouvelles élections ont lieu.

On peut dire qu’il y a eu une dictature militaire indirecte de 1909 à 1910

Venizélos obtient ainsi le poste de Premier ministre mais son gouvernement est minoritaire.
Mars 1910 Venizélos fait organiser d’autres élections qu’il remporte à une très forte majorité.
Venizélos et Georges Ier sont tous les deux convaincus que la Grèce a besoin d’une armée forte pour réparer les dommages provoqués par l’humiliante défaite de 1897, mais ils ne veulent pas donner l'impression qu'ils sont aux ordres des militaires.
L’armée et équipée avec le soutien d’officiers français et anglais.


à suivre ,dans 8jours...."j'attaquerai" la ligue balkanique et je pense aller jusqu'à la 2éme république ! c'est à dire la Grèce presque dans ses frontières actuelles
Véronique75013
Posté le :
19.11.2009 17:30

Hors ligne
Bravo pour ce cours, professeur Jacky. Nous ne mourrons pas ignorants. Plus d'excuses.
Je me suis acheté un beau cahier où j'y colle tout ce qui m'intéresse sur ce site. Ma foi, il commence à avoir de la gueule.
Crois-tu que je pourrais prévoir une signature dans cette belle salle ?
jackv
Posté le :
30.11.2009 13:57

aulnay sous bois - france
Hors ligne
je crois qu'il n'y aurait peut être pas de problème ce doit être une question de moyens...

et c'est reparti..

La Ligue balkanique

Le 7 mars 1912 signature d’un traité entre la Serbie et la Bulgarie. Les deux États ne pouvaient refuser cette signature à leur protecteur, la Russie, celle-ci les poussa à signer un traité d'alliance contre l'Empire ottoman et l'Empire austro-hongrois ce traité prévoyait un partage de leurs territoires européens (Thrace pour la Bulgarie, Kosovo et Albanie pour la Serbie et partage nord-sud de la Macédoine arbitré par le tsar).
Le Monténégro signa des conventions avec la Serbie et la Bulgarie.
La Grèce, quant à elle, avait des accords, non écrits, avec la Serbie et le Monténégro. Le problème était de fermer le cercle, entre la Bulgarie et la Grèce qui s'affrontaient, indirectement depuis vingt ans en Macédoine. Cependant, chaque pays avait besoin de l'autre pour défaire l'Empire ottoman : la Bulgarie avait la plus forte armée et la Grèce avait la seule marine.

Le Premier ministre grec Elefthérios Venizélos finit par convaincre ses interlocuteurs à Sofia en suggérant de renvoyer la question du partage du butin à après la victoire.

Le 16 mai 1912 complété le 22 septembre un accord fut signé Il s'agissait d'un accord défensif valable trois ans, dirigé contre l'Empire ottoman, et donc peu précis quant au partage des territoires en cas de victoire. La Bulgarie était persuadée qu'elle pourrait très rapidement s'emparer de la majeure partie de la Macédoine, au détriment de son allié grec.

juin 1912, l'alliance gréco-serbe fut finalement mise par écrit.
La Roumanie n'entra pas dans la Ligue balkanique, Venizélos ayant exprimé de grandes réticences à l'entrée de ce pays dans l'alliance contre les Ottomans.
Venizélos réussit à unir les États chrétiens des Balkans dans leur opposition à l’Empire ottoman

8 octobre 1912 début de la Première guerre balkanique
le Monténégro déclare la guerre à l'Empire ottoman,la Serbie, la Bulgarie et la Grèce font de même .

Le conflit se déroule sur deux fronts, côté grec :
Au nord-est du pays, vers la Thessalie et la Macédoine,
Au nord-ouest, vers l'Épire.

Cette fois, les 200 000 combattants grecs remportent victoire après victoire.

Le 22 octobre, victoire grecque à Sarantaporo mais des différents entre l'état-major et le gouvernement apparaissent.

Le 9 novembre 1912, les Armée grecques entrent dans Thessalonique, quelques heures avant l’arrivée des bulgares. Le roi Georges Ier son fils aîné et Venizélos arrivent quelques jours plus tard dans ce qui sera la deuxième ville de Grèce.
Les Ottomans doivent abandonner une bonne partie de leurs territoires balkaniques et l'Albanie. Ils demandent l'armistice début décembre mais la guerre continue du côté grec.

janvier 1913, une conférence organisée à Londres par la France .Elle échoue du fait de la reprise des combats sous l'impulsion d'extrémistes turcs.

6 mars1913, l’armée grecque entre dans Ioannina, les Ottomans se rendent sans condition

L’après-midi du 18 mars 1913, Georges A est assassiné par Aléxandros Schinás, alors qu’il se trouve près de la Tour blanche de Salonique.

Le gouvernement grec ne voit aucun motif politique à cet assassinat et déclare que Schinás est un vagabond alcoolique. Par la suite, le meurtrier est torturé en prison et il meurt, six semaines plus tard, après s'être défenestré.

Constantin se trouve au quartier général de Ioannina avec son frère Christophe lorsqu’il reçoit le télégramme lui annonçant la mort de son père et son nouveau statut de roi

Pendant cinq jours, le cercueil du roi, entouré des drapeaux grec et danois, est placé dans la cathédrale d’Athènes. La dépouille est ensuite enterrée dans les jardins du palais royal de Tatoi


(Actuellement le palais de Tatoi est à l'abandon et les appartements totalement ruinés)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tatoi
jackv
Posté le :
01.12.2009 17:16

aulnay sous bois - france
Hors ligne
Le 18 mars, Constantin à Athènes prête serment de fidélité à la constitution Constantin A monte sur le trône.

Constantin A
19 avril 1913 l'armistice demandé par la Turquie est signé. En mai, une nouvelle conférence prive l'Empire de ses possessions européennes et organise leur répartition entre les membres de la Ligue après la signature.

Le 30 mai 1913 du traité de Londres. La Bulgarie souhaite obtenir la part du lion, elle domine la majeure partie de la Macédoine.
Le traité de Londres vit naître la principauté d'Albanie, (l’Allemagne et l’Autriche ne souhaitant pas que les Serbes puissent atteindre l'Adriatique), tandis que la Macédoine était partagée entre la Grèce, la Serbie et la Bulgarie.
Il est complété par le traité de Florence qui cède l'Épire du Nord à l'Albanie.
Ce partage qui ne satisfait pas tout le monde est à l'origine d'un nouveau conflit.

http://www.mfa.gr/NR/rdonlyres/80B7E78E-2F5E-48F0-9E62B26D072219E4/0/1913_london_treaty.doc

La Deuxième Guerre balkanique
La Bulgarie conteste le partage de la Macédoine .l'accès à la mer dont rêve la Serbie est bloqué sous la pression autrichienne, par la création d’une Albanie indépendante.

Nuit du 29 au 30 juin 1913, la Bulgarie attaque sans sommation ses anciens alliés grec et serbe.
Entre le 30 juin et le 4 juillet et les forces grecques, commandées par le roi, remportent la victoire à Kilkís

Fin juillet 1913 les Serbes, les Grecs puis les Roumains et les Turcs s’allient. Ces nouveaux alliés contrent les attaques bulgares et remportent la victoire.

Le 23 juillet les grecs pénètrent en territoire bulgare

Durant cette guerre :
Premières utilisations de l'arme aérienne, pour :
L’observation et le bombardement de Belgrade par des aviateurs bulgares.
6 février 1913, un avion grec survole la flotte ottomane dans les Dardanelles et lâche quelques petites bombes qui manquèrent leur objectif. Cet événement peut être considéré comme la première attaque aéronavale de l'histoire

Du 30 juillet au 10 août 1913, un congrès se tient à Bucarest, sous les auspices des grandes puissances, pour mettre fin à la Deuxième Guerre balkanique.
Un nouveau partage est alors effectué : la Bulgarie perd une grande partie de son territoire et de ceux acquis lors de la Première Guerre, ils sont partagés entre les vainqueurs
l'Empire ottoman retrouve Andrinople.

La Roumanie récupère la Dobroudja.
Elefthérios Venizélos partisan d’une solution minimale obtient gain de cause grâce à l’appui de la France et de l’Allemagne.

Ce traité de paix, ne laisse à Sofia que le débouché maritime relativement peu développé de Dedeağaç. Kavala revient à la Grèce, qui s'étend alors jusqu'aux rives de la Mesta.
La souveraineté d’Athènes sur la Crête est reconnue.

La Grèce ressort du conflit avec le statut de véritable puissance méditerranéenne.


irene
Posté le :
02.12.2009 11:28

St Pierre les Nemours - France
Hors ligne
Merci encore Jacky, j'imprime ce que tu écris, un vrai prof comme dit Véro.
jackv
Posté le :
03.12.2009 09:23

aulnay sous bois - france
Hors ligne
Les divers pays engagés dans les deux conflits dépensèrent : 590 millions de franc-or pour la Serbie ; 100 millions pour le Monténégro ; 467 millions pour la Grèce ; et 1,3 milliard pour la Bulgarie.

Les chiffres ottomans sont impossibles à estimer. Les victimes ottomanes sont estimées à 100 000 morts et blessés

La Russie jette toujours un œil intéressé sur les détroits, la Serbie fait grief à l'Autriche de lui avoir enlevé la Bosnie-Herzégovine. Ajoutés à cela les mécanismes de la Triplice et de la Triple-Entente, le moindre incident dans les Balkans est susceptible de déclencher un conflit généralisé. C'est ce qui se produisit le 28 juin 1914.

Les triplices, la Triple Entente

1ère triplice
1879 Bismarck, rapproche l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie ,l'Italie demande son intégration dans l'association germano-autrichienne en mai 1882.La Roumanie s’ y associe secrètement par un traité signé le 30 octobre 1883 et renouvelé plusieurs fois jusqu'en 1914.

La deuxième triplice est signée en 1887, à Berlin. Elle fut renouvelée une troisième fois en 1896 par Guillaume II.
La triplice tente d'isoler la France diplomatiquement et d'entraver son expansion coloniale.

La France, le Royaume-Uni et la Russie créent la Triple Entente en 1907 pour s'allier en cas de conflit les alliés .L'Italie quitte la Triplice et adhère en avril 1915 , au Pacte de Londres, signé le 4 septembre 1914 par la France et l’Angleterre.

juillet 1914, le Kaiser Guillaume télégraphie à Constantin et lui demander quelle serait son attitude en cas de guerre. Le roi lui fait savoir qu’il choisirait donc la neutralité L’empereur déclare à son beau-frère que, si la Grèce refuse de s’allier à l’Allemagne, elle sera traitée en ennemie. Le roi des Hellènes reste ferme. Il est en effet conscient que la Grèce est ressortie très affaiblie des guerres balkaniques

Le Premier ministre Venizélos souhaite profiter du déclenchement de la Première guerre mondiale pour mener à bien la Megali Idea et poursuivre le dépeçage de l’Empire ottoman. Il soupçonne la famille royale de connivence avec l’empereur Guillaume, et il entre en contact avec les gouvernements de la Triple Entente. Mais ceux-ci (la Russie) ne se montrent pas pressés de voir le royaume hellène intervenir dans le conflit.

En janvier 1915. le ministre britannique des Affaires étrangères, propose à Athènes de lui échanger une partie de la Thrace et de la Macédoine récemment annexées contre l’Épire du Nord et un morceau de l’Asie mineure .Les territoires conquis pendant la Deuxième Guerre balkanique seraient alors rendus à Sofia,de plus la Grèce et la Bulgarie s’allieraient à l’Entente.
Constantin Ier et ses conseillers se montrent donc réticents face à l’offre britannique. Au contraire, Venizélos ne cache pas son intérêt pour cette démarche.

En février, les choses se compliquent lorsque l’Entente se lance dans la bataille des Dardanelles.
Constantin se déclare prêt à offrir son soutien aux Alliés et à faire entrer son pays dans la bataille, afin de libérer les populations grecques d’Asie mineure du joug ottoman. Mais le roi se retrouve confronté à l’opposition de son état-major , Ioannis Metaxas, menace de démissionner si la Grèce entre en guerre. Constantin fait marche arrière, ce qui provoque la fureur de Venizélos.
le 6 mars Face au front commun du roi, de l’armée et de la majorité du gouvernement, le Premier ministre finit par donner sa démission .
jackv
Posté le :
08.12.2009 21:43

aulnay sous bois - france
Hors ligne
Constantin Ier tombe gravement malade. L’opinion publique s’émeut de la situation, d’autant qu’une rumeur, propagée par les vénizélistes, dit que la reine a blessé le roi au cours d’une dispute où elle prétendait le forcer à entrer en guerre aux côtés de l’empereur Guillaume , cette rumeur indique aussi que le roi recouvre partiellement la santé après avoir embrassé l’image pieuse (l'icône miraculeuse de la Vierge à l'Enfant censée soigner les malades).

Dimitrios Gounaris,premier ministre après le départ de Venizélos, propose l’intervention de son pays dans le conflit en échange de la protection des Alliés contre une éventuelle attaque bulgare. L’Entente, désireuse de nouer une alliance avec Sofia, refuse l’accord.
Campagne de Serbie (1915).

En 1915, le Royaume de Serbie est exsangue, les guerres qui durent depuis près de 3 ans. La Serbie se trouve isolée et son plus probable allié, le Royaume de Grèce, ne répond pas à ses appels à l'aide. Malgré ses victoires la Serbie doit employer une stratégie de défense passive.
juin 1915, des élections législatives donnent la victoire aux venizélistes, Constantin Ier, convalescent, reprend la tête du pays et le 16 août rappelle Venizélos à la tête du cabinet

6 septembre 1915, le Royaume de Bulgarie signe un traité d'alliance avec les puissances centrales qui promettent au roi Ferdinand, la Macédoine et une bonne partie de la Serbie traditionnelle. L’invasion de la Serbie permettrait aux austro-allemands d'avoir la Bulgarie à leurs côtés.

Septembre 1915 Venizélos demande au souverain de proclamer la mobilisation générale suite à l’attaque contre la Serbie (alliée à la Grèce depuis 1913), le roi refuse. Le Premier ministre menace de donner à nouveau sa démission. Constantin finit donc par proclamer la mobilisation mais fait savoir à l’armée qu’il s’agit là d’une mesure défensive.

Le 3 octobre, Venizélos invite les Alliés à occuper le port de Thessalonique .Constantin le renvoie au moment où les forces franco-italo-anglaises débarquent dans la ville

6 octobre, l'offensive est lancée au Nord, et les Austro-allemands prennent Belgrade
le 9 Ils progressent alors vers le Sud tout en rencontrant une vive résistance de la part des Serbes.

14, les Bulgares passent à l'offensive
La retraite des serbes vers la Macédoine est un échec, idem pour l'expédition franco-britannique au Sud qui vient leurs prêter main forte.

1er au 12 décembre, faute de n'avoir pu progresser, les troupes alliées se replient sur Salonique Les Serbes sont alors contraints de diriger leur retraite vers l'Ouest, vers l'Albanie.
En décembre, les troupes serbes atteignent les rivages de l’Adriatique, leurs alliés italiens évacuent l'armée serbe en bateau. L'Albanie se voit ensuite occupée par les Autrichiens .le roi mène une politique de plus en plus favorable à la Triplice.

Athènes proteste contre le transfert de l’armée serbe à Corfou puis à Thessalonique.
Des ordres sont donnés aux frontières de ne pas s’opposer à une éventuelle avancée bulgare dans le pays, ce qui se produit le 27 mai 1916.
avril 1916 Constantin Ier proclame symboliquement, l’annexion de l’Épire du Nord à la Grèce dans le but de protester contre l’intervention italienne en Albanie
L'écrasement de la Serbie va figer la guerre dans les Balkans jusqu'en 1918.
Répondre au sujet | Messages privés | Retour au forum

Pages :1 2
Top